Beoga a inauguré vendredi dernier sa première communauté énergétique. Elle comprend six maisons et un stade dans le village Le Cailar (Gard). Les participants à cette première expérimentation baptisée « Smart Lou Quila » vont produire, consommer et partager une électricité 100 % renouvelable produite sur place. Cette première est notamment menée en partenariat avec Enedis et le fournisseur d’énergies renouvelables Planète Oui.

Fondée fin 2019 et basée à Montpellier, Beoga vise à « proposer un nouveau modèle économique dans la distribution et fourniture d’énergies en mettant les utilisateurs au cœur de la chaîne de valeur ».

Un projet solidaire pour la ruralité

Cette première communauté énergétique démarre pour 18 à 24 mois d’expérimentation, en milieu rural. « Notre cible est principalement là-bas et notamment dans les quartiers résidentiels qui offrent la possibilité de surfaces importantes pour l’installation de panneaux solaires, explique Amaury Pachurka, créateur de Beoga. Comme je vis au Cailar, j’ai décidé de tenter le coup sur place. »

Les membres de la communauté vont se partager une électricité 100 % renouvelable et locale, produite par 4 panneaux photovoltaïques installés sur leurs toits et sur celui du stade municipal (cinq installations pour 18 kWc). En complément, trois équipements de stockage, des batteries stationnaires de 10 kWh chacune pour stocker l’énergie produite, ainsi que deux vehicules-to-grid (V2G*) participent dans un premier temps à cet écosystème au service de la transition énergétique.

Une énergie maîtrisée renouvelable et mobile

Beoga a mis au point un écosystème comprenant une offre d’accompagnement à la création de communautés énergétiques et une solution technologique pour leur optimisation. « Le défi de Beoga, c’est de rendre le communautés énergétiques simples de fonctionnement et performantes. Nous utilisons pour cela un boitier qui, grâce aux compteurs Linky, analyse les consommations de chacun des membres. Notre application permet ensuite de déterminer quand ces derniers peuvent profiter d’un surplus d’énergie produite pour brancher leurs différents appareils. » déclare Amaury Pachurka.  

Beoga  a investi 2,5 M€ pour cette expérimentation qui doit servir à améliorer ses outils technologiques avant de les proposer au grand public à travers le globe. « Nous sommes déjà présents dans 17 pays pour évaluer les possibilités de développement » précise Amaury.

Des factures en baisse de 20 %

Alors que Beoga prévoit de proposer des abonnements à 30 € par mois pour son application, la société estime qu’une fois celui-ci payé, l’utilisateur bénéficiera d’une baisse de sa consommation d’électricité avoisinant les 20 %. « L’objectif c’est de mettre en parallèle écologie et économies et que cela profite à tout le monde. Le fournisseur d’électricité sécurise ses approvisionnements d’énergie tandis que le distributeur pourra gagner en anticipation. Quant à l’utilisateur, en plus des économies réalisées, il a la possibilité de devenir acteur et d’optimiser sa consommation grâce à notre technologie. » souligne Amaury Pachurka. Sur le plan comportemental, la solution Beoga induit donc des attitudes vertueuses et vectrices d’économies.

Une innovation très cleantech !

 

À propos de Beoga

La start-up Beoga, issue du projet baptisé ReTC.io récompensé à Singapour en 2018, est actuellement incubée au BIC de Montpellier et à Ionis 361. Elle a également rejoint l’accélérateur CleanTech Booster en 2020. Créée en octobre 2019, elle déploie un écosystème à destination des communautés énergétiques comprenant une offre d’accompagnement à la création et une solution technologique pour leur optimisation. Beoga a obtenu les labels « Greentech Innovation » par le ministère de la transition écologique et DERBI par le pôle de compétitivité du même nom. Elle a récemment été finaliste du concours les Inn’ovations organisé en région Occitanie. Elle avait déjà été primée aux trophées Energaia en 2019